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En France, un salarié sur cinq falsifie régulièrement ses notes de frais

5 MINUTES DE LECTURE

  • Plus d'un tiers des salariés transmettent encore leurs notes de frais manuellement, par email ou tableur
  • Les personnes utilisant encore des processus manuels de gestion des notes de frais en France sont nettement plus susceptibles de déclarer régulièrement de fausses dépenses (32 %) que celles utilisant un outil dédié.
  • Le montant annuel moyen des dépenses falsifiées par salarié concerné s'élève à 250 euros pour ceux qui le font régulièrement.
Boston et London, 17 juin 2026 : Perk , la plateforme nativement IA de gestion des voyages et des dépenses, révèle qu'en France un salarié sur cinq (22 %) falsifie régulièrement ses notes de frais, entre factures gonflées et dépenses purement inventées. Plus de six salariés sur dix (62 %) reconnaissent l'avoir déjà fait au moins une fois, et 85 % affirment connaître un collègue qui s'y est déjà livré.Ces résultats s'appuient sur une enquête menée auprès de 1 000 salariés français, dans le cadre d'une étude internationale réalisée auprès de 8 000 salariés au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Espagne, en Allemagne et en France. Ils mettent en évidence un système défaillant à tous les niveaux : des processus manuels offrant un contrôle financier quasi inexistant, jusqu'aux outils numériques qui laissent encore passer des notes de frais manipulées.Plus d'un tiers des salariés français (35 %) continuent de transmettre leurs notes de frais manuellement, par email ou tableur, et les personnes utilisant encore des processus manuels de gestion des notes de frais en France sont nettement plus susceptibles de déclarer régulièrement de fausses dépenses (32 %) que celles utilisant un outil dédié. Les outils structurés ne résolvent pas non plus le problème : 18 % des salariés équipés d'un système de gestion des notes de frais soumettent encore régulièrement des demandes frauduleuses. Les catégories les plus souvent concernées sont les repas personnels, les frais d'hébergement, les frais kilométriques et de location de véhicule, ainsi que les frais de représentation client. Le montant annuel moyen des dépenses falsifiées par salarié ayant recours à cette pratique de manière régulière s'élève à 250 euros.Pour de nombreux salariés (26 %), la falsification part d'une erreur ou d'une incompréhension sincère, et 21 % pointent du doigt des politiques de notes de frais peu claires. Parmi les méthodes les plus répandues, 7 % des salariés français soumettent régulièrement une facture générée par IA. Et le contrôle ne suffit pas à dissuader : près d'un salarié sur cinq (18 %) sait que son entreprise utilise l'IA pour détecter les notes de frais frauduleuses, sans que cela ne modifie les comportements.
« La plupart des outils de gestion des notes de frais sont conçus pour contrôler la dépense après qu'elle a eu lieu. À ce stade, la finance est déjà en mode rattrapage, à courir après les justificatifs et à corriger des demandes qui n'auraient jamais dû être soumises. La solution consiste à intervenir plus tôt : intégrer la politique de l'entreprise directement dans le parcours de réservation, rapprocher les justificatifs des données de carte en temps réel, et faire de la conformité le chemin le plus simple à suivre. Avec un système conçu ainsi, les marges d'erreur se réduisent, les demandes arrivent plus propres, et la finance peut enfin se consacrer à des missions qui ont un impact réel sur l'activité », explique Nikita Miller, Chief Product Officer chez Perk.
Pour les directions financières qui souhaitent passer de l'illusion du contrôle à un contrôle réel, trois priorités stratégiques se dégagent.
  • Construire un dispositif qui ne repose plus sur le justificatif : 58 % des salariés français ne disposent d'aucune carte d'entreprise, ou évoluent dans des organisations où l'accès aux cartes est restreint selon l'ancienneté ou la fonction. En élargissant l'accès aux cartes professionnelles, la transaction devient elle-même la preuve, et le justificatif ne fait plus que confirmer une dépense déjà enregistrée.
  • Supprimer les frictions qui justifient la triche : 41 % des salariés ne déclarent pas certaines dépenses pourtant légitimes, principalement parce que la démarche leur semble trop fastidieuse au regard du montant. Ces dépenses non réclamées ne sont pas anodines : elles figurent parmi les raisons les plus citées par les salariés pour justifier la falsification d'autres notes de frais, perçue comme une forme de compensation.
  • Mettre en place des garde-fous proactifs : intégrer les cartes professionnelles directement dans l'architecture de gestion des dépenses permet de détecter les incohérences avant même que la dépense ne soit engagée. Les plafonds de dépense limitent ce que chaque utilisateur peut dépenser, et les contrôles par catégorie restreignent certains types de frais.
MéthodologieCette étude a été commandée par Perk à Censuswide, qui a mené une enquête en ligne auprès de 8 000 actifs voyageant pour leur travail au moins deux fois par an, employés par des entreprises de 250 salariés ou plus et soumettant des notes de frais professionnels, dans cinq pays : Royaume-Uni (n=2 000), États-Unis (n=2 000), Espagne (n=1 000), Allemagne (n=2 000) et France (n=1 000). L'enquête sur le terrain s'est déroulée entre le 15 et le 28 avril 2026. Le montant total des dépenses falsifiées correspond à une moyenne calculée à partir des estimations fournies par les répondants par tranches, arrondie à la dizaine la plus proche.À propos de Perk Perk (anciennement TravelPerk) est une plateforme intelligente conçue nativement autour de l’IA pour la gestion des voyages et des dépenses. Elle permet d’éliminer le travail de l’ombre – ces tâches invisibles, répétitives et chronophages qui freinent la productivité.En automatisant les réservations, les notes de frais, la gestion des factures et des événements, Perk permet aux équipes de se concentrer sur le travail qui compte vraiment, avec un impact réel.Adoptée par plus de 12 000 entreprises dans le monde, On Running dont Breitling et Fabletics, la plateforme s’attaque à un problème estimé à 7 heures de productivité perdues par salarié chaque semaine, soit 1 700 milliards de dollars à l’échelle mondiale selon l’étude Le coût du travail de l'ombre de Forrester.Fondée en 2015, Perk a pour mission de libérer le travail qui compte vraiment en supprimant les tâches invisibles qui ralentissent les équipes. Perk est partenaire officiel de l’écurie Audi Revolut F1Ⓡ .